Le Galanga : le Gingembre Thaï Qui Transforme Vos Plats — Guide Complet
Si la cuisine thaïlandaise vous fascine, vous avez forcément croisé le galanga sans peut-être le savoir. Ce rhizome au parfum envoûtant est l’ingrédient secret qui donne au tom yum sa profondeur aromatique, au tom kha gai sa rondeur citronnée, et aux pâtes de curry thaïlandaises leur complexité inimitable. Pourtant, en France, le galanga reste largement méconnu. On le confond souvent avec le gingembre, on l’ignore dans les rayons des épiceries asiatiques, et on le remplace — à tort — par d’autres épices dans les recettes.
C’est un peu comme si on préparait une bouillabaisse sans safran : techniquement possible, mais fondamentalement incomplet. Chez InsectesComestibles.fr, nous travaillons en Thaïlande depuis 2009, et le galanga fait partie de notre quotidien culinaire. Nous le sourcons directement auprès de producteurs thaïlandais pour vous le proposer dans notre épicerie thaïlandaise en ligne. Dans ce guide complet, nous vous révélons tout sur cette épice extraordinaire : son goût, ses usages, ses différences avec le gingembre, des recettes concrètes et nos conseils pour bien le choisir.
Qu’est-ce que le galanga ?
Le galanga est un rhizome tropical de la famille des Zingibéracées — la même famille que le gingembre et le curcuma. À première vue, il ressemble à un gros gingembre à la peau plus claire, presque ivoire, marquée d’anneaux concentriques bien visibles. Mais ne vous fiez pas aux apparences : le galanga a une personnalité gustative bien à lui, radicalement différente de celle de son cousin.
En Thaïlande, on l’appelle kha (ข่า), un mot que tout cuisinier thaï prononce quotidiennement. Le galanga est aussi fondamental dans la cuisine thaïlandaise que l’oignon l’est dans la cuisine française. Cultivé principalement en Thaïlande, en Indonésie et en Malaisie, il prospère dans les sols humides et fertiles des régions tropicales d’Asie du Sud-Est.
Deux variétés à connaître
Quand on parle de galanga, on désigne en réalité deux plantes distinctes, chacune avec ses caractéristiques propres :
- Le grand galanga (Alpinia galanga) : c’est le plus courant en cuisine thaïlandaise. Son rhizome peut atteindre la taille d’un poing. Sa saveur est citronnée, résineuse, avec des notes de pin et de poivre blanc. C’est celui que vous trouverez dans le tom kha, le tom yum et les pâtes de curry. Quand une recette thaï mentionne du « galanga », c’est de lui qu’il s’agit dans l’immense majorité des cas.
- Le petit galanga (Alpinia officinarum) : plus petit, à la peau orangée tirant sur le brun, il est nettement plus piquant et plus intense. Plus utilisé en médecine traditionnelle chinoise et en cuisine indonésienne, il entre notamment dans la composition de certains mélanges d’épices. Son goût est plus brut, plus poivré, moins subtil que celui du grand galanga.
Dans la suite de cet article — et dans nos produits chez InsectesComestibles — c’est du grand galanga dont nous parlons, le véritable « kha » de la cuisine thaïlandaise.
À quoi ressemble le galanga ?
Le galanga frais se distingue du gingembre par plusieurs détails visuels. Sa peau est plus lisse, plus claire — blanche à crème, parfois rosée aux extrémités des jeunes pousses. La chair est ferme, presque ligneuse chez les rhizomes matures, ce qui le rend sensiblement plus difficile à couper que le gingembre. Les anneaux concentriques qui strient sa surface sont l’un de ses signes distinctifs les plus reconnaissables. En le coupant, vous sentirez immédiatement son parfum caractéristique : frais, un peu camphré, citronné, avec cette note résineuse si particulière qui évoque la forêt tropicale.
Galanga vs gingembre : quelles différences ?
C’est LA question que tout le monde se pose, et c’est sans doute le malentendu le plus répandu en cuisine asiatique. Le galanga et le gingembre appartiennent à la même famille botanique, mais leurs profils gustatifs sont aussi différents que ceux de l’orange et du citron. Ils partagent une parenté, pas une identité.
| Critère | Galanga | Gingembre |
|---|---|---|
| Nom botanique | Alpinia galanga | Zingiber officinale |
| Apparence | Peau claire, lisse, anneaux concentriques | Peau brune, irrégulière, noueuse |
| Chair | Blanche, très ferme, presque ligneuse | Jaune pâle, fibreuse mais souple |
| Goût | Citronné, poivré, résineux, notes de pin | Piquant, chaud, légèrement sucré |
| Sensation en bouche | Fraîcheur complexe, subtile | Chaleur directe, mordante |
| Texture à la coupe | Très dur — couteau lourd recommandé | Facile à râper et trancher |
| Utilisation principale | Soupes thaï, currys, pâtes d’épices | Cuisine mondiale, thés, pâtisserie |
| Se mange-t-il tel quel ? | Non — on le retire du plat avant de servir | Oui — râpé, haché, en jus |
La différence fondamentale tient à la nature de leur arôme. Le gingembre apporte de la chaleur : c’est une sensation directe, franche, presque agressive. Le galanga, lui, apporte de la fraîcheur complexe. Sa saveur citronnée se mêle à des notes résineuses et poivrées qui créent une profondeur aromatique impossible à reproduire avec du gingembre.
Voilà pourquoi on ne peut pas substituer l’un par l’autre dans les recettes thaïlandaises. C’est l’erreur la plus courante des cuisiniers occidentaux : remplacer le galanga par du gingembre dans un tom kha. Le résultat sera un plat correct, mais il lui manquera cette signature aromatique qui fait toute la différence. Le gingembre donnera de la chaleur là où le galanga devait apporter de la fraîcheur et de la complexité. C’est comme mettre du vinaigre à la place du vin blanc dans une sauce : techniquement acide, mais fondamentalement différent.
En résumé : gingembre = chaleur directe ; galanga = fraîcheur complexe. Deux épices complémentaires, pas interchangeables.
Le galanga en cuisine thaïlandaise
En Thaïlande, le galanga est omniprésent. Il n’existe quasiment pas de plat thaï traditionnel qui n’en contienne pas, sous une forme ou une autre. Voici les préparations emblématiques où il joue un rôle central.
Tom kha gai : la soupe signature du galanga
Si un seul plat devait représenter le galanga, ce serait le tom kha gai — la soupe de poulet au lait de coco et au galanga. Son nom le dit clairement : « tom » signifie bouillir, « kha » signifie galanga, et « gai » signifie poulet. Le galanga n’est pas un ingrédient parmi d’autres dans cette soupe : il en est le pilier aromatique. Tranché en fines rondelles, il infuse dans le lait de coco avec de la citronnelle, des feuilles de combava et du piment, créant un bouillon d’une douceur veloutée aux accents citronnés. C’est la douceur du galanga, par opposition au piquant du gingembre, qui donne au tom kha son caractère si reconnaissable.
Tom yum : le trio magique
Dans le célèbre tom yum , la soupe aigre-douce-épicée qui est devenue le plat thaï le plus connu au monde, le galanga forme un trio indissociable avec la citronnelle et les feuilles de combava. Ces trois ingrédients, coupés grossièrement et jetés dans le bouillon, créent la base aromatique de la soupe. Le galanga apporte sa note résineuse et citronnée qui contrebalance l’acidité du jus de citron vert et la chaleur du piment. Retirez-le, et le tom yum perd sa profondeur.
Les pâtes de curry
Voici un fait que beaucoup ignorent : le galanga entre dans la composition de toutes les pâtes de curry thaïlandaises. Curry rouge, curry vert, curry panang, curry massaman — toutes ces pâtes de curry contiennent du galanga, pilé au mortier avec les piments, l’ail, l’échalote, la citronnelle et les autres aromates. C’est l’un des ingrédients qui distinguent une pâte de curry thaïe authentique d’une version simplifiée. Dans une pâte de curry maison, le galanga apporte cette note boisée et camphrée qui lie tous les autres arômes entre eux.
Currys et sautés
Au-delà des soupes et des pâtes d’épices, le galanga se retrouve dans de nombreux currys mijotés et sautés thaïlandais. Le pad cha, un sauté de fruits de mer aux herbes, l’utilise pour sa fraîcheur. Certains currys de poisson du sud de la Thaïlande en font un ingrédient central. Dans les salades thaï épicées (yum), de fines tranches de jeune galanga sont parfois ajoutées crues pour leur croquant et leur parfum frais.
Au-delà de la Thaïlande
Le galanga n’est pas l’exclusivité de la cuisine thaï. Il est tout aussi fondamental dans d’autres cuisines d’Asie du Sud-Est :
- Indonésie : le galanga (appelé laos ou lengkuas) est indispensable dans le rendang, ce curry sec de boeuf épicé considéré comme l’un des meilleurs plats du monde. Il entre aussi dans le soto, un bouillon jaune parfumé servi partout dans l’archipel.
- Malaisie : le laksa, cette soupe de nouilles au lait de coco et aux fruits de mer, repose en grande partie sur le galanga pour sa complexité aromatique.
- Cambodge et Laos : les soupes et les currys locaux utilisent le galanga de manière similaire à la Thaïlande, souvent combiné avec du curcuma frais et de la citronnelle.
En résumé, le galanga est un pilier de toute la gastronomie d’Asie du Sud-Est. Une épice véritablement incontournable.
Galanga frais, séché ou en poudre — comment choisir ?
En France, trouver du galanga frais relève de la mission quasi impossible en dehors de quelques épiceries asiatiques bien achalandées des grandes villes. Heureusement, le galanga se décline en plusieurs formes, chacune avec ses avantages. Voici un guide pour choisir le format le plus adapté à vos besoins.
Galanga frais
C’est évidemment la forme la plus aromatique. Le galanga frais dégage un parfum puissant dès la coupe : citronné, résineux, légèrement camphré. On l’utilise en rondelles épaisses (2-3 mm) dans les soupes et les currys, ou pilé au mortier pour les pâtes de curry. Attention : le galanga frais est extrêmement dur. Oubliez le couteau de table — il vous faudra un bon couteau de chef, voire un fendoir, pour en venir à bout, surtout si le rhizome est mature. On ne mange généralement pas les rondelles de galanga : on les retire du plat avant de servir, comme on le ferait d’une feuille de laurier.
Conservation : 2 à 3 semaines au réfrigérateur dans un sac hermétique, ou plusieurs mois au congélateur (il se coupe alors plus facilement, un avantage inattendu).
Galanga séché
Le galanga séché, généralement vendu en tranches, est un excellent compromis entre praticité et saveur. Les tranches séchées conservent une grande partie des huiles essentielles du galanga frais et offrent une durée de conservation très longue — jusqu’à 12 mois dans un contenant hermétique, à l’abri de la lumière.
Pour l’utiliser : réhydratez les tranches 20 minutes dans de l’eau chaude, puis ajoutez-les directement à vos soupes et currys. Dans un tom kha ou un tom yum, le galanga séché réhydraté donne un résultat très proche du frais. Vous pouvez aussi jeter les tranches sèches directement dans un bouillon en ébullition — elles se réhydrateront pendant la cuisson.
C’est le format que nous recommandons pour débuter : polyvalent, facile à stocker et à utiliser, il vous permettra d’explorer la cuisine thaï authentique sans contrainte de fraîcheur.
Galanga en poudre
Le galanga poudre est la forme la plus pratique pour les marinades, les mélanges d’épices et les pâtes de curry rapides. Il se dose facilement à la cuillère et se dissout bien dans les préparations liquides. En revanche, il manque la texture et l’intensité aromatique du galanga frais ou séché. Comptez environ 1 cuillère à café de galanga en poudre pour remplacer un morceau de 2-3 cm de galanga frais.
Le galanga en poudre est aussi parfait pour les cuisiniers qui veulent ajouter une touche thaï à des plats occidentaux : une pincée dans une vinaigrette, dans une marinade pour poisson, ou dans un bouillon de légumes suffit à apporter une dimension aromatique inattendue.
Notre recommandation
Si vous devez choisir un seul format, partez sur le galanga séché en tranches. C’est le meilleur rapport entre authenticité, praticité et durée de conservation. Si vous cuisinez régulièrement thaï, combinez le séché (pour les soupes et currys) avec la poudre (pour les marinades et les pâtes d’épices). Votre placard à épices vous remerciera.
3 recettes avec du galanga
Assez de théorie — passons aux fourneaux. Voici trois recettes au galanga accessibles, rapides, et qui vous permettront de découvrir toute la palette aromatique de cette épice remarquable.
Tom kha gai express (30 minutes)
La soupe de poulet au lait de coco et au galanga, simplifiée pour un soir de semaine.
Ingrédients (pour 4 personnes) :
- 400 ml de lait de coco
- 400 ml de bouillon de poulet
- 300 g de blancs de poulet, coupés en lamelles
- 5-6 tranches de galanga (frais ou séché réhydraté)
- 2 tiges de citronnelle, coupées en tronçons de 5 cm et écrasées
- 4-5 feuilles de combava (fraîches ou séchées)
- 200 g de champignons (de Paris ou shiitaké), émincés
- 2 cuillères à soupe de sauce de poisson (nam pla)
- Le jus de 2 citrons verts
- 1-2 piments rouges, écrasés (ajustez selon votre tolérance)
- Coriandre fraîche pour servir
Préparation :
- Dans une casserole, portez le bouillon de poulet à ébullition. Ajoutez le galanga, la citronnelle et les feuilles de combava. Laissez infuser 5 minutes à feu moyen.
- Versez le lait de coco et ramenez à frémissement (ne faites pas bouillir fort — le lait de coco se séparerait).
- Ajoutez le poulet et les champignons. Laissez cuire 8-10 minutes, jusqu’à ce que le poulet soit cuit à coeur.
- Hors du feu, ajoutez la sauce de poisson, le jus de citron vert et les piments écrasés. Goûtez et ajustez l’assaisonnement : le tom kha doit être un équilibre entre le salé (sauce de poisson), l’acide (citron vert), le doux (lait de coco) et le parfumé (galanga).
- Servez dans des bols, garni de coriandre fraîche. Les tranches de galanga et les tronçons de citronnelle restent dans la soupe mais ne se mangent pas.
Astuce : si vous utilisez du galanga séché, ajoutez-le 5 minutes plus tôt pour qu’il ait le temps de libérer tous ses arômes. Le résultat sera bluffant.
Marinade au galanga pour poulet grillé (15 min + repos)
Une marinade d’inspiration thaï qui fonctionne aussi bien au barbecue qu’au four.
Ingrédients :
- 2 cuillères à café de galanga en poudre (ou 3 cm de galanga frais, râpé finement)
- 3 gousses d’ail, pressées
- 2 cuillères à soupe de sauce soja
- 1 cuillère à soupe de miel
- 1 cuillère à soupe d’huile de sésame
- Le jus d’un citron vert
- 1 cuillère à café de curcuma en poudre
- 1 pincée de poivre blanc
Préparation : mélangez tous les ingrédients dans un bol. Enduisez 4 cuisses de poulet (ou 500 g de hauts de cuisse désossés) de cette marinade. Filmez et laissez reposer au moins 2 heures au réfrigérateur, idéalement toute une nuit. Faites griller au barbecue, au grill du four ou à la plancha jusqu’à ce que le poulet soit bien doré et cuit à coeur. La saveur citronnée et résineuse du galanga se marie parfaitement avec le caramélisé de la cuisson. Servez avec du riz jasmin et une salade de concombre.
Bouillon parfumé galanga-citronnelle (20 minutes)
Un bouillon de base parfumé qui sert de fondation à des soupes, des ramen maison ou même un simple bol de nouilles du soir.
Ingrédients :
- 1 litre d’eau
- 6-8 tranches de galanga (séché ou frais)
- 2 tiges de citronnelle, écrasées et coupées
- 3 feuilles de combava
- 2 échalotes, coupées en deux
- 1 cuillère à soupe de sauce de poisson
- 1 cuillère à café de sucre de palme (ou sucre roux)
Préparation : portez l’eau à ébullition. Ajoutez le galanga, la citronnelle, le combava et les échalotes. Baissez le feu et laissez frémir 15 minutes. Filtrez le bouillon, puis assaisonnez avec la sauce de poisson et le sucre de palme. Ce bouillon concentre les arômes emblématiques de la cuisine thaï. Utilisez-le comme base pour un tom yum express, versez-le sur des nouilles de riz avec des légumes sautés, ou sirotez-le tel quel comme un consommé réconfortant. Il se conserve 3 jours au réfrigérateur et se congèle parfaitement.
Les bienfaits du galanga
Le galanga n’est pas seulement une épice culinaire : il occupe une place importante dans la médecine traditionnelle de plusieurs pays d’Asie du Sud-Est depuis des siècles. En Thaïlande, en Chine et en Indonésie, il est utilisé dans les pharmacopées traditionnelles pour ses propriétés supposées sur la digestion et le bien-être général.
Voici ce que les recherches scientifiques et la tradition rapportent sur les bienfaits du galanga :
- Propriétés anti-inflammatoires : le galanga contient des composés phénoliques, notamment de la galangine et de l’acétoxychavicol acétate (ACA), qui ont fait l’objet d’études préliminaires pour leurs propriétés anti-inflammatoires. Des recherches in vitro ont montré des résultats intéressants, bien que des études cliniques à grande échelle restent nécessaires pour confirmer ces effets chez l’humain.
- Aide à la digestion : en médecine traditionnelle thaï et ayurvédique, le galanga est utilisé depuis des générations pour soulager les inconforts digestifs, les nausées et les ballonnements. Il est souvent consommé en infusion ou mâché directement après un repas copieux.
- Richesse en antioxydants : comme beaucoup d’épices de la famille des Zingibéracées, le galanga contient des composés antioxydants qui contribuent à la protection des cellules contre le stress oxydatif.
- Utilisation en aromathérapie : l’huile essentielle de galanga est utilisée en aromathérapie traditionnelle pour ses effets stimulants et tonifiants. Son parfum frais et camphré est réputé revigorant.
Important : conformément à la réglementation européenne (règlement CE n° 1924/2006), nous précisons que le galanga est avant tout un ingrédient culinaire. Les usages traditionnels décrits ci-dessus ne constituent pas des allégations de santé. Si vous avez des préoccupations médicales, consultez un professionnel de santé. Le galanga, comme toute épice, s’apprécie dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée.
Où acheter du galanga en France ?
Trouver du galanga de qualité en France n’est pas toujours simple. Voici les principales options qui s’offrent à vous, avec leurs avantages et leurs limites.
Les épiceries asiatiques
Les grandes épiceries asiatiques — comme Tang Frères ou Paris Store en Ile-de-France — proposent parfois du galanga frais dans leur rayon réfrigéré, et presque toujours du galanga séché ou en poudre dans leurs rayons d’épices. La qualité est variable : vérifiez que les tranches séchées ont une couleur claire (blanc cassé à beige pâle) et dégagent encore une odeur prononcée. Si elles sont grises, ternes ou inodores, passez votre chemin. En dehors des grandes villes, les épiceries asiatiques sont plus rares, et le galanga n’est pas toujours en stock.
En ligne : InsectesComestibles.fr
Chez InsectesComestibles.fr, nous proposons du galanga séché et du galanga en poudre directement sourcés de Thaïlande. Notre avantage ? Nous ne sommes pas un simple revendeur. Nous vivons en Thaïlande depuis 2009, nous connaissons personnellement nos producteurs, et nous contrôlons chaque lot avant expédition. Le galanga que nous vendons est le même que celui que nous utilisons dans notre cuisine quotidienne. Pas d’intermédiaire, pas de stock dormant dans un entrepôt européen : nos produits arrivent frais de Thaïlande.
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Critères de qualité à vérifier
Quel que soit l’endroit où vous achetez votre galanga, voici les critères pour identifier un produit de qualité :
- Couleur : blanc cassé à beige clair pour le séché. Jaune pâle pour la poudre. Si c’est gris ou brun foncé, le galanga est trop ancien.
- Odeur : le galanga de qualité dégage un parfum net, citronné et légèrement camphré, même séché. Si l’odeur est faible ou absente, les huiles essentielles se sont évaporées.
- Absence de moisissure : vérifiez que les tranches séchées ne présentent aucune trace de moisissure, notamment si elles sont conditionnées sous plastique.
- Origine : privilégiez le galanga de Thaïlande ou d’Indonésie, les deux plus grands producteurs mondiaux.
Quel prix pour du galanga ?
Le galanga est une épice accessible. En France, comptez entre 80 et 150 euros le kilo au détail pour du galanga séché de qualité, et un peu plus pour la poudre fine. Cela peut sembler élevé au kilo, mais gardez à l’esprit que le galanga s’utilise en petites quantités : quelques tranches suffisent pour parfumer une soupe entière. Un sachet de 50 g de galanga séché vous permettra de préparer une dizaine de plats au minimum.
Questions fréquentes sur le galanga
Quel goût a le galanga ?
Le galanga a une saveur unique, difficile à comparer à un autre ingrédient occidental. Imaginez un mélange de citron, de poivre blanc et de résine de pin, avec une fraîcheur presque mentholée en arrière-plan. Contrairement au gingembre qui est immédiatement piquant et chaud, le galanga est plus subtil, plus complexe, plus frais. Sa saveur est moins agressive mais plus profonde — elle se révèle progressivement en bouche, avec des notes citronnées en attaque, résineuses en milieu de bouche et poivrées en finale. C’est cette complexité qui en fait un ingrédient irremplaçable dans la cuisine thaï.
Peut-on remplacer le galanga par du gingembre ?
Techniquement oui, mais le résultat sera très différent. Le gingembre apportera de la chaleur et du piquant là où le galanga devait apporter de la fraîcheur et de la complexité aromatique. Pour un tom kha ou un tom yum authentique, la substitution n’est pas recommandée — le plat perdra sa signature gustative. Si vous n’avez vraiment pas de galanga, utilisez plutôt un mélange de gingembre frais (pour la dimension rhizome) et de zeste de citron vert (pour la dimension citronnée). Ce sera un compromis acceptable, mais pas un remplacement équivalent. Notre conseil : procurez-vous du galanga séché, qui se conserve longtemps, et gardez-le toujours dans votre placard pour les occasions où vous en aurez besoin.
Comment conserver le galanga ?
La conservation dépend de la forme. Le galanga frais se conserve 2 à 3 semaines au réfrigérateur dans un sac plastique bien fermé, ou plusieurs mois au congélateur — coupez-le en tranches avant de le congeler pour faciliter l’utilisation directe dans vos recettes. Le galanga séché se garde 6 à 12 mois dans un contenant hermétique (bocal en verre idéalement), à l’abri de la lumière et de l’humidité. Le galanga en poudre a une durée de vie similaire, mais perd progressivement en intensité aromatique après 6 mois. Dans tous les cas, fiez-vous à votre nez : si l’odeur est encore nette et citronnée, le galanga est bon. Si elle a disparu, il est temps de le renouveler.
Le galanga est-il piquant ?
Le galanga n’est pas piquant au sens du piment ou même du gingembre. Sa sensation en bouche est plutôt une fraîcheur aromatique avec des notes poivrées en fin de bouche. Le grand galanga (Alpinia galanga), celui utilisé en cuisine thaïlandaise, est relativement doux. Le petit galanga (Alpinia officinarum), plus utilisé en médecine traditionnelle, est nettement plus piquant et mordant, mais on le croise rarement en cuisine. En résumé : si vous supportez le gingembre, vous n’aurez aucun problème avec le galanga — il est même moins agressif.
Quelle quantité de galanga utiliser dans une recette ?
Voici les dosages de référence pour les trois formes, pour environ 4 personnes :
- Galanga frais : un morceau de 3 à 5 cm, coupé en 5-6 rondelles fines. C’est la quantité standard pour un tom kha ou un tom yum.
- Galanga séché (tranches) : 4 à 6 tranches, réhydratées 20 minutes dans de l’eau chaude avant utilisation.
- Galanga en poudre : 1 à 2 cuillères à café selon l’intensité souhaitée. Commencez par 1 cuillère à café et ajustez au goût.
Le galanga est une épice subtile — il parfume en profondeur sans dominer. N’hésitez pas à en mettre un peu plus plutôt que pas assez, surtout dans les soupes au lait de coco où le gras de la coco adoucit les arômes.
Le galanga, un indispensable de votre cuisine
Le galanga fait partie de ces ingrédients qui, une fois découverts, deviennent indispensables. Sa fraîcheur citronnée, sa complexité résineuse et sa profondeur aromatique en font un pilier non seulement de la cuisine thaïlandaise, mais de toute la gastronomie d’Asie du Sud-Est. Que vous prépariez un tom kha gai crémeux, un curry vert parfumé ou un simple bouillon réconfortant, le galanga transforme un plat ordinaire en une expérience gustative authentique.
Et le meilleur dans tout ça ? Il est facile à utiliser, facile à conserver (surtout sous forme séchée), et son prix au regard des quantités nécessaires reste très raisonnable. Il suffit d’en avoir un sachet dans son placard pour ouvrir la porte à un univers culinaire entier.
Chez InsectesComestibles.fr, nous vivons en Thaïlande depuis 2009 et nous utilisons le galanga au quotidien. Nous le sourcons directement auprès de producteurs que nous connaissons et dont nous partageons les exigences de qualité. Explorez notre épicerie thaïlandaise en ligne pour découvrir notre galanga séché et en poudre, aux côtés du pandan, de la citronnelle, des feuilles de combava et de tous les ingrédients essentiels de la cuisine thaï. Et si vous voulez aller plus loin, consultez nos guides sur le tom yum et les pâtes de curry thaïlandaises pour maîtriser les classiques.
Votre prochaine soupe thaï mérite du vrai galanga.